Dianké, Tant que je serai noire : deux podcasts qui donnent la voix aux femmes en Afrique

Catégorie : Dans mes oreilles il y a...

12/05/2022


Ce sont des anticonformistes, elles ont refusé de se soumettre à ce que la société leur impose. Les podcasts Dianké et Tant que je serai noire reflètent le combat mené par les femmes en Afrique.

Dianké

En Afrique, certains sujets tabous n'ont pas de place dans discussions habituelles. Dianké, c’est le prénom d’une jeune femme rebelle qui a décidé de dire non à la corruption. Licenciée pour avoir refusé un pot-de-vin, elle publie une vidéo sur les réseaux sociaux pour dénoncer les faits. Celle-ci devient virale et va changer le cours de sa vie. De retour dans sa ville natale, elle rencontre un agriculteur dépossédé de son champ à cause du tracé d’une nouvelle autoroute. Elle décide alors de se lancer dans la politique et commence sa campagne pour la mairie face à son propre frère. Le podcast nous plonge au cœur de sa vie entre corruption, secrets de famille, amour et campagne électorale. C’est une aventure assez particulière et le premier podcast natif de fiction ouest-africain qui porte le nom d’une femme. Diffusé par RFI, Dianké est réalisé en cinq langues (français et wolof au Sénégal, bambara au Mali, haoussa au Niger et peul au Burkina Faso) par un duo franco-sénégalais, composé d’Alexandre Plank et Tidiane Thiang.

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Tant que je serai noire

Dans ce podcast de conversation, Tsippora, consultante en transformation digitale est accompagnée de deux femmes engagées. A elles trois, elles décortiquent les sujets qui tournent autour du (non) désir d’enfant. Âgée de 30 ans et « childfree », elle crée le podcast Tant que je serai noire en 2020 pour laisser la parole aux femmes noires. Elle totalise plus d’une cinquantaine d’interviews et cherche à débattre de sujets complexes comme l’adoption, les violences obstétricales ou encore nulliparité. Tous les lundis une femme noire est invitée à son micro pour échanger sur un aspect de la maternité. Une façon, explique-t-elle de tendre le micro aux concernées.

Pour écouter le podcast, cliquez ici

 

Sira Kadiake

 

 

 

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